L'homme s'avançait le long de la voie principale. Il ne devait pas avoir plus de trente ans. Il était assez séduisant
et sans sa queue de cheval nouée avec une petite ficelle colorée, il aurait pu ressembler a un prince. Un prince habillé en badaud. Il ne portait pas de ces habits de paysans, mais une culotte marron et une chemise
blanche de fauconnier. Par dessus, il portait une sorte de gilet en chanvre sans manche. Il s'avançait donc le long de la voie principale qui longeait le fleuve qui serpentait la vallée avec ses multiples embranchements. Cet homme se dirigeait vers Radalvon, réputée pour ses artisans-potiers. Il y avait aussi d'excellents fabricants d'armes et d'assez fameux tisserands. Les remparts de la villes approchaient. Un garde héla notre homme:
-Qui va là?
-Murdil, monsieur le garde. Je suis un paysan qui vient trouver refuge dans votre humble cité, répondit-il. Je viens pour acheter des bêtes qui me permettraient de survivre car ma foi, je ne suis qu'un pauvre homme sans richesse autre que ma propre vie.
-Avez vous de quoi payer?
-Payer? mais pourquoi? Je ne puis donc vous demander de me laisser passer comme cela?
-Avez vous de quoi payer? répéta le garde.
-Certes non, délara-t-il, mais je peux vous montrer quelque chose qui vous semblera fort intéressant.
Il sortit de sa poche un rouleau de parchemin sur lequel était déposé un sceau d'un rouge sang.
-Voila donc ce que je vous demande. Je vous donnes ceci et en échange vous me laissez passer.
-C'est cela oui. Ce n'est pas un bout de papier qui va nous empêcher de vous dépouiller, dit il en riant.
-Très bien, vous l'aurez voulu.
Il ouvrit le parchemin, et commença a lire:
-Chadera mangazak firse gerudil...
-NON ! cria le garde. UN SORCIER!
-Mais non! Vous êtes idiot ou quoi? Franchement... Ce n'est qu'un laisser-passer. Tenez.
Il s'approcha des gardes qui semblaient de mauvaise humeur de s'être fait avoir par un paysan. Le papier était bel et bien
un laisser-passer signé de la main d'un chapelain du coin. Toujours aussi furieux, les gardes laissèrent passer Murdil. « Tâche de ne pas arpenter les coupe-gorges ! dit l'un, tel une menace. Ca pourrait être très dangereux ! »
La ville n'était aux abords pas extraordinaire. Des rues pavées, des commerçants, des gens qui flânaient devants les boutiques alléchantes des boulangers, mais rien de spécial. Mais lorsque Murdil arriva a la place du marché, le spectacle qui s'offrait à lui était étonnant. Des centaines et des centaines de mètres d'étalages de tout genres s'avançaient le long d'un grand bâtiment qui devait être le temple. Des fruits et des légumes de toutes sortes chauffaient sous le grand soleil d'été. Murdil marchait, regardait, observait les melons et les zkirs rouges qui embaumaient d'une douce odeur fruitée les longues allés de marchands. Malgré la chaleur, le ciel s'assombrissait, mais personne, a part Murdil, ne semblait s'en rendre compte. Il continua cependant son chemin en abandonnant ses vêtements de paysans pour s'acheter des vêtements plus propres. Il s'acheta aussi une cape et une épée. Il allait aussi prendre quelques aliments pour la suite de son voyage lorsque l'air se refroidit. Là, tout le monde le remarqua. La pluie commençait a tomber dru. Des éclairs déchiraient le ciel traçant des zébrures blanches sur le ciel noir. Tout le monde leva les yeux cherchant a savoir comment un orage aurait pu éclater alors qu'il y avait un grand soleil peu de temps avant. Mais un étrange phénomène se déclencha. Une sorte de gigantesque boule de feu se dirigeait vers eux. Murdil avait déjà vu cette scène auparavant. Elle vînt s'écraser au plein milieux du marché. La foule s'affola courait dans tous les sens. Une femme apparut aux côtés de Murdil. Elle cria aux personnes affolées de courir se cacher. Murdil obéit.
-Non pas toi shlagevek! dit elle a Murdil en lui saisissant le bras.
-Mais non, vous vous trompez! Je m'appelle Murdil et non pas Shlagevek!
-Idiot! Shlagevek veut dire “protecteur”, et tu fait parti des derniers qui ont survécu.
-Mais...Mais...Moi? Vous êtes sûr de ne pas vous tromper?
-Tu es l'élu du Sottreland.
-Du quoi?
-Du sottreland, mais ce n'est pas le moment de t'expliquer ça, il faut partir.
-Mais je ne peux pas être un shlagevek!!
-Non, c'est vrai ! Tu as juste hérité d'une grande imbécilité. Mais tu ne vois pas ce qui se passe, grosse truffe? Si je te dis que tu es
un shlagevek c'est que tu en es un, et puis c'est tout. ATTENTION!!!!
Une autre de ces boules de feu s'écrasa a quelques mètres de Murdil et de la femme qui s'était jetée par terre. Une autre encore filait a l'endroit précis où un enfant était tombé. Sans prendre garde aux protestations de la femme, Murdil se jeta sur l'enfant et réussit a le repousser assez loin avant que la boule ne les tue. cependant, ils ne virent pas assez tôt qu'une boule verte cette fois arrivait vers eux. Mais à près d'un mètre, la femme sortit son épée, la dirigea vers la boule verte, murmura quelque chose d'incompréhensible et une lumière blanche en sortit. La boule s'évapora.
-Venez, ne trainons pas!
par la demande d'une certaine personne (je ne dira pas que c'est Pup...)
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